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Un écrivain viennois apprend en lisant son courrier qu’une femme l’aime en secret d’un amour absolu depuis des années… Une nuit, un voyageur rencontre dans un bar un homme autrefois dominateur, aujourd’hui humilié par une fille à matelots… Ces deux nouvelles publiées en 1922 témoignent de l’art de Stefan Zweig pour dépeindre les tourments de l’amour non partagé, la passion qui brûle les cœurs et détruit les vies…
Stefan Zweig est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien. Fils d’un père juif (sa famille est croyante mais modérée) riche tisserand et d’une mère issue d’une famille de banquiers italiens, il étudie la philosophie et l’histoire de la littérature, l’aisance financière de la bourgeoisie israélite lui permettant de suivre ses goûts. Avant la première guerre mondiale, il voyage beaucoup en Europe, à la découverte des littératures étrangères. Il sera notamment le traducteur en allemand de Verhaeren. Il effectue de longs séjours dans les capitales européennes : Berlin, Paris, Bruxelles et Londres, puis se rend ensuite en Inde, aux États-Unis et au Canada. Dans son journal, il se plaint de “l’inquiétude intérieure déjà intolérable” qui ne le laisse jamais en paix et le pousse à voyager. Il s’engage dans l’armée autrichienne en 1914 mais reste un pacifiste convaincu. Durant la guerre il s’unit avec d’autres intellectuels, comme Sigmund Freud, Emile Verhaeren et Romain Rolland dans un pacifisme actif. Les souffrances et la ruine de l’Europe dont il est témoin le renforcent dans sa conviction que la défaite et la paix valent mieux que la poursuite de ce conflit. Face à la montée du nazisme en Allemagne, il prône l’unification de l’Europe. Sa vie est bouleversée par l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Dès les premières persécutions, il quitte l’Autriche pour l’Angleterre (Bath puis Londres). Il sera naturalisé en 1940. L’année suivante, il part pour le Brésil et s’installe à Pétropolis, sur les hauteurs de Rio de Janeiro. Effondré par l’anéantissement de ses rêves pacifistes et humanistes d’union des peuples, il se donne la mort, s’empoisonnant au Véronal avec Lotte Altmann, sa seconde épouse. En 2006, l’association Casa Stefan Zweig a acquis la maison de Pétropolis et chargé l’architecte Miguel Pinto Guimarães de la rénover afin de la changer en musée. Stefan Zweig est l’auteur de nouvelles : “Brûlant Secret” (1911), “La Peur” (1920), “Amok” (1922), “La Confusion des sentiments” (1927), “Vingt-quatre heures de la vie d’une femme” (1927) et “Le joueur d’échecs” (1943, posthume) ; de biographies : “Marie-Antoinette” (1932) et “Marie Stuart” (1935) ; d’un roman : “La Pitié dangereuse” (1938) et d’essais : “Trois Maîtres” (1921), “Le Combat avec le démon” (1925) et “Trois poètes de leur vie” (1928), ainsi que d’un roman inachevé, découvert posthume, “Clarissa” (1981).