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L’histoire se déroule entre la fin du printemps et celle de l’été, dans un hameau et ses alentours, au cœur de collines couvertes de forêts, de champs et de routes. Emily vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C’est là qu’elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l’étang, le travail chez Aude dans la ferme voisine. Un jour, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison.
Pauline Peyrade, née en 1986, est une écrivaine et dramaturge française dont l’œuvre s’inscrit au croisement du théâtre et du roman. Après une classe préparatoire littéraire au lycée Henri-IV à Paris, elle suit un parcours exigeant qui la mène à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, où elle obtient un master de mise en scène, avant d’intégrer l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT) à Lyon.
Elle débute dans le monde du théâtre contemporain en développant une écriture engagée et exigeante, régulièrement montée sur scène et traduite en plusieurs langues. En 2015, elle se fait remarquer au Festival d’Avignon avec un « Sujet à vif » présenté avec la circassienne Justine Berthillot, avec laquelle elle fonde la compagnie Morgane. Elle écrit ensuite plusieurs pièces et collabore avec de nombreuses institutions théâtrales. Parallèlement à son activité d’autrice, elle enseigne l’écriture dramatique et devient co-responsable du département Écrivain·e·s-Dramaturges à l’ENSATT.
Son œuvre dramatique se distingue par la puissance de ses thèmes et la tension de sa langue. Parmi ses premiers textes marquants figure Ctrl-X suivi de Bois impériaux (2016), qui explore les liens entre virtualité et identité, suivi de Poings (2017), une pièce sur la violence conjugale qui reçoit le prix Bernard-Marie Koltès en 2019. Elle publie ensuite Portrait d’une sirène (2019), un recueil de contes noirs, puis À la carabine (2020), qui obtient le Grand prix de littérature dramatique Artcena en 2021.
Elle élargit ensuite son champ d’écriture au roman avec L’Âge de détruire (2023), un texte inspiré de son histoire personnelle qui aborde les violences familiales et remporte le prix Goncourt du premier roman la même année. Dans le même temps, elle publie et fait jouer Des femmes qui nagent (2023), une œuvre théâtrale qui interroge la place des femmes dans le cinéma.